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« Traduire, réécrire, (s’)adapter. Rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse »

« Traduire, réécrire, (s’)adapter. Rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse »

Publié le par Eloïse Bidegorry (Source : Marion Mas)

Journée d’études « Traduire, réécrire, (s’)adapter. Rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse »

 

19 novembre 2025, à Lyon (Université Lyon 1-INSPE, Université Jean Moulin Lyon 3)

Journée d’études organisée avec le soutien de l’IHRIM

 

Ces dernières années, le champ de la recherche sur la traduction et l’adaptation en littérature de jeunesse s’est révélé très fécond et dynamique, comme en témoignent les nombreux colloques, journées d’études et ouvrages sur le sujet (voir bibliographie indicative). Organisée par le groupe de travail Fablijes (« La Fabrique des Littératures des Jeunesses »), cette journée d’études entend aborder plus particulièrement les problèmes et défis qui se sont posés et continuent de se poser aux traducteurs, traductrices et aux maisons d’éditions lorsqu’il s’agit de traduire, retraduire et/ou adapter des œuvres de littérature de jeunesse étrangères considérées comme « illisibles » en raison de leur éloignement à la fois temporel et culturel du public-cible. Cet éloignement peut concerner les compétences de culture générale, lecture et vocabulaire présumées des enfants lecteurs, mais aussi et surtout les évolutions des mœurs et des sensibilités de la société. Si la question de la « lisibilité » (Nières-Chevrel, 1984) recouvre en premier lieu celle de la compréhension littérale des textes pour un lectorat étranger à la langue source, elle s’étend donc aussi aux enjeux de la réception d’œuvres devenues idéologiquement controversées, voire illisibles, pour un lectorat éloigné en termes de valeurs, qui réévalue ces œuvres à la lumière, notamment, des gender et des postcolonial studies. La traduction de tels corpus est particulièrement susceptible d’engendrer « des choix et des refus, des sélections et des négociations » (Lévêque, 2023a, p. 225). La journée d’études se penchera ainsi sur les pratiques de (re)traduction, d’adaptation, de réécriture, de simplification et de censure de passages des textes d’origine, sous ce prisme : pourquoi et comment rendre lisibles aujourd’hui des œuvres problématiques au regard de certaines valeurs véhiculées ?

 

Du côté des politiques éditoriales, les éditeurs hésitent-ils (ou se refusent-ils) à publier des œuvres de littérature de jeunesse (qu’il s’agisse de grands textes patrimoniaux ou de textes plus confidentiels), par réelle conviction éthique et morale, ou par crainte des polémiques, à cause de certains aspects trop datés et dépassés, en lien avec le féminisme, le racisme, la préservation de l’environnement, la cause animale ? Comment ont-ils recours à l’appareil critique et paratextuel (notes, annexes, avertissements) pour aborder les sujets sensibles ? Quelles questions se posent-ils lorsqu’ils procèdent à des adaptations, des coupes et des modifications, dans le texte comme dans les illustrations ? Comment naviguer entre les sensibilités nouvelles du lectorat, la responsabilité vis-à-vis du jeune public, et une opinion publique souvent prompte à fustiger toute démarche perçue comme émanant d’une ère du « politiquement correct » et de la « cancel culture » ? Au contraire, les maisons d’éditions font-elles plus volontiers le choix de publier le texte source non révisé, sans notes ni avertissement, quitte à entraîner un décalage entre les valeurs du texte traduit et la réception contemporaine ? Que font-elles des passages jugés trop subversifs, trop violents, trop grossiers, ou contraires à leurs valeurs ?

 

On songe par exemple à la traduction française des aventures de l’héroïne suédoise Pippi Långstrump (Fifi Brindacier) d’Astrid Lindgren (1945) qui a longtemps « massacré » l’œuvre au motif qu’elle présentait une conception de l’enfance trop transgressive et un modèle trop subversif pour les petites filles, avant qu’Hachette n’en propose finalement une traduction plus fidèle en 1995 (Soulé, 2005, p. 274). Un exemple plus récent est celui de la retraduction de la série Le Club des Cinq (The Famous Five) d’Enid Blyton dans la collection « La Bibliothèque Rose » d’Hachette. Si la première traduction se permettait déjà des écarts rendant le texte « méconnaissable » (Mathieu-Colas et Mathieu-Colas, 1983, p. 24), Sylvie Fournié-Chaboche estime que la traduction « revue » à partir des années 2000 se voit « vidée de toute aspérité et de tout ancrage dans le passé », ainsi que de toute possibilité de découverte et d’identification à une culture « autre » (2024). Au-delà de la simplification de la langue, les communications se pencheront surtout sur les cas où les modifications de la traduction ou de la nouvelle traduction affectent les passages au contenu jugé sensible. C’est le cas avec la nouvelle traduction de Five Go Off in a Caravan (1946), qui dans les années 2010 corrige certains stéréotypes de genre (en redistribuant entre les personnages féminins et masculins les scènes de pleurs ou de cuisine), supprime des scènes jugées choquantes (l’évocation d’un enfant battu par son oncle) et remplace les termes qui pourraient être perçus comme stigmatisants à l’égard de la communauté gitane (le titre de 1965 Le Club des Cinq et les saltimbanques est devenu Le Club des Cinq et le Cirque de l’étoile).

 

Face à la contrainte de respecter le format d’une collection ou sa politique éditoriale, de quelle marge de liberté disposent les traducteurs et les traductrices ? Quels dilemmes linguistiques et éthiques se posent pour réconcilier deux hautes exigences : celle, d’une part, de protéger les enfants contre toute forme de violence épistémique (stéréotypes offensants, représentations réductrices et stigmatisantes), et celle, d’autre part, de rendre accessibles des textes qui ont de l’importance sur le plan de l’histoire littéraire et mondiale ? Nommer les choses telles qu’elles l’étaient dans le (con)texte d’origine sans chercher à l’édulcorer par crainte de heurter les sensibilités, n’est-ce pas également permettre aux lecteurs et lectrices de « se mettre dans le passé » (Wecksteen-Quinio, entretien avec Bernard Hœpffner, 2014) pour mieux comprendre le présent et mieux comprendre l’Autre ? Censurer certains mots comme nigger ou slave, vouloir préserver à tout prix les yeux des enfants des réalités d’une histoire violente, n’est-ce pas contribuer à « l’organisation de l’oubli » (Ricoeur, 2000, p. 582) en coupant les jeunes générations d’une mémoire indispensable pour comprendre où s’enracinent les injustices et les violences du présent ? C’est notamment ce que déplore, dans l’entretien cité, Bernard Hœpffner qui signe en 2008 une retraduction de Huckleberry Finn de Mark Twain aux éditions Tristram. Mais d’un autre côté, la question de la responsabilité des adultes prescripteurs de littérature de jeunesse (éditeurs, traducteurs, bibliothécaires, enseignants, parents) est légitime. Que faire face à des ouvrages tels que Little Black Sambo d’Helen Bannerman (1899), initialement traduit en France sous le titre Sambo le petit nègre aux éditions Cocorico en 1950, modifié en Sambo le petit Noir en 1952, et devenu Le Grand courage de Petit Babaji chez Bayard Jeunesse en 1998, dans une version aux illustrations dénuées de caricature raciste ? Concernant des ouvrages de l’époque coloniale devenus illisibles et qui relèvent aujourd’hui davantage du document historique que de la littérature de jeunesse offerte aux enfants, ce type de révision paraît plutôt souhaitable et ne semble pas rencontrer d’opposition ou de crispations outrées, sauf à émaner d’une nostalgie douteuse. En outre, il va dans le sens de ce que préconise le cadre législatif : depuis sa version modifiée de 1954, l’article 2 de la loi française n°49-956 du 16 juillet 1949 stipule que les publications destinées à la jeunesse ne doivent contenir aucun contenu de nature à « inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ». En revanche, de tels changements sont d’autant plus perçus comme un « saccage littéraire » (Soriano, 1970) que l’œuvre appartient au canon, au patrimoine littéraire, et qu’elle bénéficie d’une forte valeur sentimentale et symbolique dans une société donnée ou d’un fort degré de littérarité, c’est-à-dire de « ce qui fait d’une œuvre donnée une œuvre littéraire » (Jakobson, 1977, p. 16). On pense par exemple aux polémiques qui entourent la traduction et la diffusion de Tintin au Congo d’Hergé aux États-Unis et ailleurs, et à la façon dont ces polémiques sont perçues et commentées en Belgique et en France.

 

Axes de réflexion

 

En ayant à l’esprit que ces axes ne sont pas exclusifs les uns des autres et que leur liste n’est pas exhaustive, les communications pourront :

 

1)    Mener, avec les outils de l’analyse littéraire et de la traductologie, une étude comparée d’une œuvre et sa traduction, des choix opérés dans les retraductions successives, ou encore une comparaison entre une traduction française et dans une autre langue et culture cibles présentant des enjeux de réception divers.

 

2)     Observer les stratégies éditoriales au niveau du paratexte, la présence ou non d’avertissements, d’annexes, et de notes, les changements d’illustrations.

 

3)    S’intéresser aux prises de parole (dossiers, entretiens) des éditeurs, éditrices et des traducteurs, traductrices qui retracent la fabrique du livre, expliquent leur démarche, regrettent certaines injonctions. Ces prises de parole peuvent révéler des négociations entre l’auteur (l’autrice), les ayants droit ou l’éditeur de l’œuvre originale d’une part, et les acteurs de la traduction d’autre part ; ou bien des désaccords entre le traducteur (la traductrice) et la maison d’éditions qui accueille ou commande sa traduction ; ou encore des malentendus entre une traduction et le public.

 

4)    Porter un regard scientifique et dépassionné sur les débats virulents qui agitent régulièrement la presse et la vie politique autour de ce que d’aucuns nomment « wokisme », « cancel culture » ou « bien-pensance » dès que la question des sujets sensibles en littérature est abordée, et tout particulièrement dans la littérature et la culture qui s’adressent à la jeunesse.

 

Les enjeux doubles de la traduction et de l’adaptation – un enjeu spatial (rapprocher le lointain) et temporel (rapprocher le passé) – se combinent dans le cas de la traduction de textes étrangers (relativement) anciens. Le corpus d’études envisagera donc des ouvrages pour l’enfance et la jeunesse en langue étrangère traduits et adaptés en français ainsi que des ouvrages en français traduits et adaptés vers une autre langue, principalement publiés dans la langue source entre le XVIIIème et le XXème siècle et traduits au XXIème siècle. Il envisagera également les traductions en français revues et modernisées pour le public francophone « d’aujourd’hui ».

 

Les propositions de communication en français (environ 500 mots) ainsi qu’une courte bio-bibliographie seront à envoyer par mail avant le 5 mai 2025, conjointement à Marion Mas (marion.mas@univ-lyon1.fr) et à Pauline Franchini (pauline.franchini@univ-lyon3.fr).

 

Bibliographie indicative

 

·      Littérature de jeunesse et traduction

 

Constantinescu Muguraş, 2013. Lire et traduire la littérature de jeunesse. Des contes de Perrault aux textes ludiques contemporains, Bruxelles, Peter Lang.

D’Arcangelo Adèle, Elefante Chiara, Pederzoli Roberta (dir.), 2019. Traduire pour la jeunesse dans une perspective éditoriale, sociale et culturelle, Equivalences, 46, 1-2.

Douglas Virginie (dir.), 2015. État des lieux de la traduction pour la jeunesse, Rouen, Presses universitaires de Rouen et du Havre.

Lévêque Mathilde, 2023a. Les Voix de la traduction, Paris, Classiques Garnier, coll. « Perspectives comparatistes ».

Lévêque Mathilde, 2023b. « Traduire pour la jeunesse. Entre idéal d’universalité et réalité des pratiques », Revue des livres pour enfants, Dossier « Traduire », n°329, avril 2023, p. 110-119.

Lévêque Mathilde, 2019. « Littérature de jeunesse », dans Bernard Banoun, Isabelle Poulin et Yves Chevrel (dir.), Histoire des traductions de langue française. xxe siècle, Lagrasse, Verdier, p. 981-1052.

Nières-Chevrel Isabelle, 2022. « La littérature de jeunesse au prisme de ses traductions françaises », dans Alexa Ceaïs, Magali Fourgnaud et Valérie Leyh, « Fictions morales à la fin du XVIIIe siècle : traduction, diffusion, réception à l’échelle européenne », Cahiers d’études germaniques, n° 82, p. 27-40.

Nières-Chevrel Isabelle, 2012. « Littérature d’enfance et de jeunesse », dans Yves Chevrel, Lieven D’hulst et Christine Lombez (dir.), Histoire des traductions de langue française, xixe siècle, Lagrasse, Verdier, p. 665-726.

Nières-Chevrel Isabelle, 2008. « Littérature de jeunesse et traduction : pour une mise en perspective historique », dans Nic Diament, Corinne Gibello, Laurence Kiefé, Catherine Thouvenin et alii (dir.), Traduire les livres pour la jeunesse : enjeux et spécificités, Hachette, BnF/ CNLJ – La Joie par les livres, p. 18-30.  

Oittinen Riitta, 2000. Translating for Children, New York, Londres, Garland Publishing.

Pederzoli Roberta, 2012. La Traduction de la littérature d’enfance et de jeunesse et le dilemme du destinataire, Peter Lang, Bruxelles.

 

·      Retraductions, rééditions

 

Berman Antoine, 1990. « La retraduction comme espace de la traduction », Palimpsestes, n°4, p. 1-7, http://journals.openedition.org/palimpsestes/596

Douglas Virginie et CaBaret Florence (dir.), 2014. La Retraduction en littérature de jeunesse /  Retranslating Children’s Literature, Bruxelles, Peter Lang.

Fournié-Chaboche Sylvie, 2024. « Pour la transmission des marqueurs d’identité dans les traductions de la littérature de jeunesse : analyse des traductions françaises et espagnoles de The Famous Five », article déposé dans HAL Open Science, https://hal.science/hal-04497789v1.

Nières-Chevrel Isabelle, 2009. Introduction à la littérature de jeunesse, Paris, Didier Jeunesse, chapitre « Récriture, traductions, adaptations ».

Nières-Chevrel Isabelle, 1997. « Des pratiques éditoriales diverses en matière de réédition : livres d’hier pour enfants d’aujourd’hui », dans Viviane Ezratty et Françoise Lévêque (dir.), Le Livre pour la jeunesse : un patrimoine pour l’avenir, Agence Culturelle de Paris, p. 53-65.

Wecksteen-Quinio Corinne, 2014. « Retraduire Mark Twain aujourd’hui : entretien avec Bernard Hoepffner », Traduire, Revue de la Société française des Traducteurs, n°231, décembre 2014, p. 86-91. https://journals.openedition.org/traduire/671

Wecksteen-Quinio Corinne, 2011. « La retraduction de Huckleberry Finn : Huck a-t-il (enfin) trouvé sa voix ? », Meta, vol. 56, n° 3, septembre 2011, p. 468-492. https://www.erudit.org/fr/revues/meta/2011-v56-n3-meta043/1008328ar/

 

·      Adaptions, réécritures

 

Etienne Bénédicte et Mongenot Christine, 2021. « Adapter les textes littéraires : la littérature doit-elle avoir peur du lecteur ? », Le français aujourd’hui, n°213, p. 5-14.

Laso y León Esther, 2006. « Réécrire pour les jeunes », dans Cécile Boulaire (dir.), Le livre pour enfants. Regards critiques offerts à Isabelle Nières-Chevrel, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, p. 103-117.

Louichon Brigitte, 2015. « Le patrimoine littéraire : du passé dans le présent », dans Anissa Belhadjin, Marie-France Bishop (dir.), Les Patrimoines littéraires à l’école. Tensions et débats actuels, Paris, Honoré Champion, coll. « Didactique des lettres et des cultures », p. 93-106.

Mathieu-Colas Marie-Pierre et Mathieu-Colas Michel, 1983. « Traductions et remaniements. Les avatars du Club des cinq », La Revue des Livres pour enfants, n°89, p. 21-25.

Nières-Chevrel Isabelle, 2023. « De l’adaptation à la réécriture : faire naître la robinsonnade (1766-1818) », dans Ugo Dionne et Michel Fournier (dir.), Les Lumières de la jeunesse, Oxford University Press, p. 159-184.

Nières-Chevrel Isabelle, 1984. « L’adaptation dans les livres pour la jeunesse : lisibilité ou stratégie d’exclusion ? » Le français aujourd’hui, n°68, p. 80-85.

Soriano Marc, 1970. « Adapter pour la jeunesse : développement culturel ou saccage littéraire ? », L’École des parents, n°10, décembre 1970, p. 26-38.

 

·      Valeurs et idéologies en littérature de jeunesse

 

Béhotéguy Gilles, Connan-Pintado Christiane, Plissonneau Gersende (dir.), 2015,  Idéologie(s) et roman pour la jeunesse au XXIe siècle, Modernités n° 38, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux.

Benert Britta, Clermont Philippe (dir.), 2011. Contre l’innocence. Esthétique de l’engagement en littérature de jeunesse, Berne, Peter Lang.

Mas Marion, 2017. « Le lecteur et le citoyen. Analyse des relations entre littérature et valeurs dans les programmes du cycle 3 de l’école primaire », Le français aujourd’hui, « Littérature et valeurs », n°197, p. 27-36.

Nières-Chevrel Isabelle, 2005. « La transmission des valeurs et les ruses de la fiction : petite mise en perspective historique », dans Isabelle Nières-Chevrel (dir.), Littérature de jeunesse, incertaines frontières, Paris, Gallimard Jeunesse, p. 140-155.

Rouvière Nicolas (dir.), 2018. Enseigner la littérature en questionnant les valeurs, Bruxelles, Peter Lang.

Soulé Véronique, 2005. « Du discours non écrit à la censure ou plutôt de la censure au discours non écrit », dans Isabelle Nières-Chevrel (dir.), Littérature de jeunesse, incertaines frontières, Paris, Gallimard Jeunesse, p. 273-288.

 

 

·      Sujets sensibles en littérature

 

Citton Yves, 2007. Lire, interpréter, actualiser, Paris, éditions Amsterdam.

Grand d’Esnon Anne et Marpeau Anne-Claire, 2018. « Les violences sexuelles dans les textes littéraires. Quels enjeux pédagogiques de lecture, quelle posture éthique pour l’enseignant·e ? », dans Nicolas Rouvière (dir.), Enseigner la littérature en questionnant les valeurs, Bruxelles, Peter Lang, p. 93-119.

Marpeau Anne-Claire, 2023. « Penser le silence, prendre la parole : expériences de lecture et sujets-lectrices dans les théories féministes littéraires anglo-américaines », RELIEF, vol. 17, n°2, p. 157–169.

Merlin-Kajman Hélène, 2020. La Littérature à l’heure de #MeToo, Paris, Ithaque.

Zenetti, Marie-Jeanne, 2022 « Que fait #MeToo à la littérature ? Lecture féministe et lecture littéraire », Revue critique de fixxions française contemporaine, n° 24, juin 2022. [En ligne] : https://journals.openedition.org/fixxion/2148#tocto1n4.

 

 

·      Sujets sensibles et traduction

 

Wecksteen-Quinio Corinne, 2023. « Comment rendre les sens du N-word ? L’exemple de la traduction française de A Time To Kill de John Grisham », dans Julie Loison-Charles et Nicolas Martin-Breteau (dir.), « Dire et traduire la couleur noire : nommer l’identité africaine-américaine en anglais et en français », RFEA (Revue Française d’Études Américaines), n °174, p. 58-77, https://www.cairn.info/revue-francaise-d-etudes-americaines-2023-1-page-58.htm ; https://doi.org/10.3917/rfea.174.0058

Wecksteen-Quinio Corinne, 2019. « Connotations culturelles et traduction : entre variation diachronique et variation synchronique », dans Nikol Dziub, Tatiana Musinova et Augustin Voegele (dir.), Traduction et interculturalité. Entre identité et altérité, Berlin, Peter Lang, coll. « Études de linguistique, littérature et art », n° 36, p. 51-63.

Wecksteen-Quinio Corinne, 2011. « Censure et traduction : détournement et contournement des sens interdits », dans Michel Ballard (dir.), Censure et traduction, Arras, Artois Presses Université, coll. « Traductologie », p. 53-68.

 

·      Autres ouvrages cités

 

Jakobson Roman, 1977. Huit questions de poétique, Paris, Seuil, coll. « Points ».

Ricoeur Paul, 2000. La Mémoire, l’histoire, l’oubli, Paris, Seuil, coll. « Points Essais ».