éditoriaux

(Il)lisibilités de Cendrars

(Il)lisibilités de Cendrars

Des nouvelles de Panaït Istrati

Des nouvelles de Panaït Istrati

Les éditions Héros-Limite ont récemment publié les Souvenirs sur Panaït Istrati de Georges Ionesco, recueillis par Juliette Pary. Cette publication fait écho à une série de parutions récentes consacrées au grand écrivain roumain de langue française que Romain Rolland surnommait le « Gorki des Balkans ». On peut ainsi découvrir aux éditions L'Échappée une nouvelle édition de son grand roman Présentation des Haïdoucs (2024) et, chez Gallimard, sa correspondance avec Romain Rolland. Rappelons également que Jacques Baujard a fait paraître en 2018 un essai biographique sur Istrati et que le dessinateur Golo a également raconté en bande-dessinée la vie mouvementée de cet écrivain libertaire et réfractaire célébré par Victor Serge, Joseph Kessel ou encore Romain Gary.

Les feuilles de l'après-mai

Les feuilles de l'après-mai

Lire Renoir

Lire Renoir

Pour accompagner l'exposition "Renoir dessinateur" qui se tient au Musée d’Orsay du 17 mars au 5 juillet 2026, les éditions Flammarion font paraître une riche anthologie des Lettres de l'artiste procurée par Augustin de Butler et Anne Distel. Car aussi étonnant que cela puisse paraître, la correspondance de Renoir n’avait jamais été publiée en un seul ouvrage. Augustin de Butler qui a, depuis 2002, rassemblé, classé et commenté près de 1800 lettres, en propose ici une sélection de 314 lettres annotées, pour certaines inédites, qui permettent non seulement de mieux connaître la vie et l’œuvre de Renoir, mais aussi d’apporter un nouvel éclairage sur l’art en France entre 1865 et 1919. On y croisera, entre autres, des artistes (Monet, Berthe Morisot, Manet, Caillebotte, Rodin, etc.), des marchands de tableaux (Durand-Ruel, Bernheim, Vollard), des collectionneurs (Charpentier, Paul Gallimard, Victor Chocquet, Paul Gachet, etc.), des écrivains (Mallarmé, Mirbeau, Mendès, Elie Faure, etc.) et des critiques (Théodore Duret, Gustave Geffroy, Arsène Alexandre, Walter Pach, etc.).

(Illustr. Frédéric Bazille, Pierre Auguste Renoir (1867), Paris, musée d'Orsay.)

Hors-fiction

Hors-fiction

Brecht à nouveau

Brecht à nouveau

Si l'on en croit Olivier Neveux, "un spectre pourrait bien de nouveau hanter le théâtre politique : le brechtisme. Non pas à l’identique de ce qu’il a été mais ajusté aux mauvais temps nouveaux. C’est que l’œuvre du dramaturge, poète, metteur en scène et théoricien, marxiste et antifasciste, fournit de fortes et discutables hypothèses pour intervenir dans la situation présente. Dans Brecht et les mauvais temps nouveaux (La Fabrique), Olivier Neuveux se semande, à partir d’œuvres théâtrales contemporaines (Christiane Jatahy, Tiago Rodrigues, Angelica Liddell, Maguy Marin…), comment traverser et transformer ces "sombres temps" avec Brecht. Le relire, à contretemps, amène à envisager autrement ce que peut le théâtre pour les luttes

(Illustr. : Vudu (3318) Blixen, de et avec Angelica Liddell, à la Comédie de Genève, en novembre 2025)

La geste des Barberousse

La geste des Barberousse

Sujets ottomans nés à Mytilène, les frères Oruç et Hayr ed-Dîn Barberousse s’exilèrent au Maghreb en 1513. Ils se firent bientôt un nom dans la course contre les chrétiens mais se distinguèrent des autres corsaires turcs en fondant un royaume d’Alger. En 1519, Hayr ed-Dîn en fit hommage au sultan ottoman et reste son vassal jusqu’en 1533, date à laquelle il le rejoignit à Istanbul. Devenu pacha, directeur de l’Arsenal et à l’occasion commandant de la flotte, il conquit Tunis (temporairement) et les îles de l’Égée, battit une ligue chrétienne à Prévéza et hiverna à Toulon lors de lacampagne franco-ottomane de 1543-1544. Mort en 1546, il devint le saint patron des marins ottomans. Sur l’ordre de Soliman-le-Magnifique, Hayr ed-Dîn confia à un certain Murâdî le soin de rédiger sa biographie, les Gazavât-ı Hayr ed-Dîn Paşa. C’est un ouvrage de propagande rédigé pour être de lecture plaisante. C’est aussi, avec un complément sur les dernières années du héros dû au même auteur, une source historique exceptionnelle sur les Barberousse, mais également sur les corsaires turcs et la marine ottomane, sur l’arrivée des Ottomans au Maghreb et sur la politique occidentale de Soliman-le-Magnifique. Nicolas Vatin nous offre la traduction d’après l’original turc ottoman de ce récit qu’on peut lire comme un roman d’aventures. Fabula vous offre de découvrir un extrait du volume…

Lire les éditos de la rubrique Questions de société…

Voir aussi les éditos de la rubrique Web littéraire…

Ou feuilleter l'album de l'année…

Suite