Édition
Nouvelle parution
F. Scott Fitzgerald, Gatsby le Magnifique (trad. De Victor Llona)

F. Scott Fitzgerald, Gatsby le Magnifique (trad. De Victor Llona)

Publié le par Eloïse Bidegorry

Voici un roman glamour, ironique, plein de compassion — une merveilleuse incarnation des curieuses incongruités de la vie de l’époque — qui révèle un héros à nul autre pareil — un héros qui ne pourrait vivre à aucune autre époque et dans aucun autre lieu. Mais qui vivra en tant que personnage, nous le présumons, aussi longtemps que durera la mémoire d’un lecteur.

« S’il est vrai que la personnalité est une suite ininterrompue de gestes réussis, il y avait en cet homme quelque chose de magnifique, je ne sais quelle sensibilité exacerbée aux promesses de la vie, comme s’il s’apparentait à une de ces machines compliquées qui enregistrent les tremblements de terre à dix milles de distance. Une telle promptitude à réagir ne présentait rien de commun avec cette mollasse impressionnabilité qu’on dignifie du nom de “tempérament créatif” — c’était un don d’espoir extraordinaire, un romanesque état de préparation aux événements comme jamais je n’en avais trouvé de pareil chez un être humain et comme il n’est guère probable que j’en rencontre de nouveaux. »
C’est l’histoire de ce Jay Gatsby, arrivé si mystérieusement à West Egg, de ses fêtes somptueuses et de son amour pour Daisy Buchanan — une histoire qui va de la pure beauté lyrique au réalisme brutal, et qui est teintée d’un sens de l’étrangeté de la condition humaine dans un univers insouciant.
C’est un livre magique, vivant, mêlé d’ironie, de romantisme et de mysticisme.
Max Perkins

Ce livre, qui fut un échec commercial à sa parution, est devenu l’une des grandes oeuvres littéraires américaines.

« S’il n’y avait pas eu le roman de Fitzgerald, je n’écrirais pas les livres que j’écris — en fait, il serait possible que je n’écrive pas du tout. » Haruki Murakami

La jaquette reprend la gouache signée Francis Cugat, et commandée par F. S. Fitzgerald pour l’édition originale. Le lecteur aura le plaisir de lire en miroir, dans cette édition bilingue, le texte original de Fitzgerald et la traduction, parue en 1926, de son premier passeur, Victor llona.

Figure emblématique des années 1920, enfant terrible de la littérature américaine, Francis Scott Fitzgerald est mort dans l'indifférence. Sa gloire posthume n'en a été que plus éclatante. Formant avec sa femme Zelda un couple cerné par l'alcool et le scandale, passant du New York de l'âge du jazz au Paris des arts Déco et au luxe tapageur du Cap d'Antibes, il connaîtra aussi l'Amérique meurtrie de la dépression et le Hollywood des écrivains à gages, inversant ainsi la trajectoire de la réussite à l'américaine. La miraculeuse qualité de son écriture et la transcendance de toute son œuvre ont néanmoins inscrit son nom au Panthéon des lettres universelles.

Préface de Bernard Frank

Victor Llona était un romancier et traducteur. Péruvien de naissance, il s'installe en France en 1920 dans le but de devenir traducteur d’œuvres littéraires. Il traduisit une vingtaine de livres des plus grands auteurs américains, dont Francis Scott Fitzgerald, Ambrose Bierce, Ezra Pound, Theodore Dreiser, Sherwood Anderson , Ernest Hemingway, Willa Cather, ainsi que plusieurs livres de l'auteur anglo-argentin William Henry Hudson (1841-1922).