
Les monstres dans les littératures d’Asie d’hier et d’aujourd’hui (revue Impressions d’Extrême-Orient)
Appel à contributions pour un numéro 19 de la revue en ligne Impressions d’Extrême-Orient, consacré aux monstres dans les littératures d’Asie d'hier et d'aujourd'hui.
Les monstres, créatures hybrides et souvent dérangeantes, ont toujours occupé une place centrale dans l’imaginaire collectif. Dans les littératures du monde entier, ces figures ont incarné des peurs primordiales, des métaphores sociales ou politiques, ainsi que des défis à l’ordre établi. En Asie, les monstres, qu’ils soient mythologiques, folkloriques ou contemporains, ont pris des formes variées et ont joué des rôles essentiels dans les récits, en particulier dans les traditions orales, les épopées, mais aussi dans la littérature moderne et contemporaine. Qu’il s’agisse des esprits vengeurs de l’Asie du Sud-Est, des créatures fantastiques issues des légendes japonaises ou des entités surnaturelles présentes dans les récits chinois, les monstres en Asie ne sont pas seulement des ennemis à vaincre ou des menaces à contenir. Ils constituent souvent des métaphores profondes des tensions sociétales, des angoisses collectives et des questions existentielles. Les monstres deviennent ainsi des acteurs puissants, révélateurs des désirs et des tabous, des croyances et des peurs de chaque culture. Dans le cadre de ce numéro spécial, nous invitons les chercheurs, universitaires et passionnés de littérature à explorer les diverses représentations et significations de ces créatures mythologiques, fantastiques, surnaturelles et horrifiques au sein des traditions littéraires asiatiques prioritairement des ères culturelles chinoise, coréenne, japonaise, thaïe et vietnamienne.
Comme à son habitude la revue donne la primeur au texte traduit, lequel sera précédé d’une présentation de taille variable. Dans l’idéal, le texte traduit sera inédit en traduction française ; si ce n’est pas le cas, le traducteur devra justifier de la nécessité d’une nouvelle traduction. Pour les textes contemporains, pas encore tombés dans le domaine public, le traducteur s’assurera au préalable de détenir l’autorisation de l’auteur (et/ou de l’éditeur) pour la publication en ligne d’une traduction de son œuvre ou d’un extrait de ses écrits. Le texte retenu sera soit un texte intégral (essai, courte nouvelle, conte, récit, poésie), soit un extrait d’une œuvre plus ample (un chapitre de roman, par exemple). Dans l’idéal, la traduction n’excédera pas 30 000 signes. Le traducteur fournira sa traduction accompagnée d’une présentation sur un support informatique (Word [.doc] ou [.docx] avec une copie en format .pdf) portant le minimum d’enrichissement stylistique (avec des notes de bas de page), ainsi que le texte original en format .pdf (celui-ci sera communiqué aux experts chargés d’évaluer la traduction et également mis à disposition des lecteurs de la revue).
Voir les recommandations aux auteurs : https://journals.openedition.org/ideo/203.
Le traducteur est libre dans le choix de l’appareil critique qui accompagnera son travail. Il peut également proposer des documents annexes (illustrations) dont il détiendra, le cas échéant, les droits de reproduction (merci de les fournir au format .jpg) Nous pouvons, le cas échéant, retenir des articles dès lors qu’ils proposent des extraits significatifs d’œuvres littéraires en traduction inédite (la taille des articles devra être comprise entre 30 000 et 50 000 signes). Merci d’en fournir un bref résumé en français et, si possible, également en anglais et de choisir les mots clefs pouvant lui être associés.
Date limite de réception des propositions : 15 octobre 2025
Prière de les envoyer à : pierre.kaser@univ-amu.fr
Mise en ligne : début 2026.
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Comité éditorial :
Loïc Aloisio (UMons, FTI-EII)
Fanny Caron (IrAsia)
Solange Cruveillé (IrAsia/IRIEC)
Pierre Kaser (IrAsia)
Louise Pichard-Bertaux (IrAsia)
Mathilde Tholozan (M1 LCSA).