
Dire l’intime : inavouable et ineffable dans les écrits à la première personne de Montaigne à Chateaubriand
Dire l’intime : inavouable et ineffable dans les écrits à la première personne de Montaigne à Chateaubriand
5-7 novembre 2025, Paris Sorbonne
Augustin, dans ses Confessions, propose le dévoilement, aux yeux de Dieu et des hommes, des replis les plus obscurs de son âme de pécheur et de ses actes les plus vils. Rousseau dans les siennes, quatorze siècles plus tard, promet « le seul portrait d’homme peint exactement d’après nature et dans toute sa vérité[1] », scellant ainsi le lien entre autobiographie et mise à nu intégrale de soi dans l’écriture. Se représenter sans s’embellir et sans rien omettre est le défi que s’impose l’auteur, faisant sienne une poétique de l’aveu destinée à influencer durablement l’écriture autobiographique, dans les décennies qui suivent la publication des Confessions et bien au-delà. Modèle des générations d’autobiographes de la fin du siècle, mais aussi point de convergence de diverses traditions de l’écriture personnelle, les Confessions promettent au lecteur un autoportrait anatomique (intus et in cute : à l’intérieur et sous la peau).
Le modèle religieux qui informe à l’évidence encore le geste rousseauiste appelle à la révélation de l’intériorité[2], au dévoilement de ce que l’on commence à appeler l’intime. Comme l’ont montré Françoise Simonet-Tenant et Véronique Montémont par une analyse lexicographique de ce terme, l’« intime » est d’abord l’ami, le confident ; c’est dans un second temps que le substantif est envisagé dans une perspective introspective[3]. Pour autant, confesser l’intime ne signifie pas le publier, ni dans le siècle où « le moi est haïssable », ni dans le contexte laïcisé et au public élargi du XVIIIesiècle, où ce dévoilement met à mal, non seulement le sentiment de pudeur mais aussi les codes de bienséance réglementant le dicible en société. Rousseau le sait bien, qui précise à quel point les frontières invisibles d’un discours sur soi sont déterminées par son acceptabilité sociale : « [c]e n’est pas ce qui est criminel qui coûte le plus à dire, c’est ce qui est ridicule et honteux[4] ». Comme le souligne Jean-Marie Goulemot, l’analyse que propose le XVIIIe siècle de la pudeur montre que les limites du privé et du public sont affaire d’évaluation, le privé des uns, dans certaines limites, pouvant devenir le public des autres, voire l’objet d’une exhibition plus ou moins audacieuse[5].
Sans doute, d’ailleurs, comme le rappelle Françoise Simonet-Tenant, ne peut-on caractériser l’intime sans l’inscrire dans une triangulation intime/privé/public[6], sachant que la représentation d’un « for intérieur » et la partition du privé et du public sont des réalités historiques qui se construisent dans le temps, selon des considérations également politiques et juridiques[7].
Le paradoxe de l’autobiographie formalisée par Rousseau, c’est que l’inavouable est sommé de se dire, voire est la caution de la sincérité de l’auteur. Les études de Michel Foucault sur la fonction de l’aveu dans le christianisme, sur cette « injonction de verbalisation par le sujet d’un dire-vrai sur lui-même[8] » commune au discours religieux et juridique ont fait émerger les entrelacs entre la vérité sur soi et la constitution d’un sujet énonciatif, politique ou juridique[9]. La recherche de ce dire-vrai du sujet passe par une herméneutique, par un déchiffrement des signes du for intérieur (intentions, désirs, pulsions) mais aussi des actes, des comportements et des pratiques, y compris les moins exposés au regard d’autrui.
Paradigme du discours sur soi, la nécessité de tout dire, de ne rien retrancher de l’expérience dans le récit, est soulignée par Breton qui, dans Les Vases communicants, déplore la trop grande pudeur de Freud dans ses confidences, l’analyste se gardant de dévoiler ses propres rêves. Outre la préservation de sa réputation, Freud s’inquiète de l’image qu’il donnerait de (et à) ses proches en s’écrivant.
Ainsi la verbalisation, l’exhibition ou au contraire l’escamotage de l’intime constitue un des défis voire des cribles des écritures de soi, parce que l’écriture, et a fortiori la publication, exposent l’autobiographe aux yeux malveillants comme à ceux de l’ami, des épisodes les moins dicibles, les moins avouables et des parties les plus vulnérables de l’être. Publier sa vie reviendrait à livrer au plus grand nombre, et non seulement au happy few, les secrets d’une existence et d’une identité, sanctuaire ainsi ouvert, au risque de se voir profané. N'est-ce pas là donner des armes à des ennemis qui n’attendent que de voir révélé le défaut de l’armure ? N’est-ce pas s’exposer à voir le plus précieux détourné, dévoyé, gauchi, comme Rousseau n’a eu de cesse de penser sa vie défigurée par les « Messieurs », ses ennemis ? N’est-ce pas livrer ses perles aux pourceaux ?
Comme l’écrivait Philippe Lejeune, en tant que l’autobiographe écrit pour un lecteur, et se dévoile à autrui, « la rhétorique de l’autobiographie se développe […] dans deux directions : l’inavouable et l’ineffable »[10]. Dans l’inavouable, le critique range principalement la sexualité (la réticence doit être mise en scène), mais la liste des pudendapeut à l’évidence être allongée. Par ineffable, il entend les instants de poésie ou de révélation mystique et plus généralement l’expérience religieuse.
Le corpus envisagé comprendra ainsi les autobiographies spirituelles, étude de cas d’autant plus intéressant pour notre sujet que l’interdit de l’inavouable s’y conjugue souvent à celui de l’ineffable. Si ces vies entendent livrer, comme l’a montré Nicholas Paige, l’être « intérieur » d’une manière susceptible de donner le sentiment de la profondeur abyssale de Dieu, les faits ou dits glorieux ne sont pas plus avouables à l’âme repentie que ses plus odieux crimes. Les autobiographies spirituelles sont généralement commandées par un directeur de conscience, et si le confesseur de Thérèse d’Avila lui a donné « ordre et ample permission » de rapporter les faveurs divines, il n’en est pas de même de ses « grands péchés » et de sa « triste vie » qu’elle supplie le lecteur de se figurer : « on m’a lié les mains sur ce point »[11]. Mme Guyon, de même, doit obéir aux injonctions d’un directeur qui, tout en refusant une première version jugée trop réticente, interdit à la mystique de livrer le détail de ses péchés. Dans ses Récits de captivité, Mme Guyon est confrontée à un nouveau dilemme, lorsqu’elle doit évoquer les auteurs de ses persécutions et des maltraitances subies, au nombre desquels, son propre fils. Comment dire le mal sans blesser la charité ? Et, par ailleurs, comment dire le secret des révélations divines ? Les plus précieuses et significatives ne sont pas faites pour être livrées au grand public. C’est ainsi qu’Antoinette Bourignon consigne dans sa Vie intérieure le secret d’un itinéraire spirituel qu’elle destine à son seul usage et de rares intimes, réservant le publiable à sa Vie extérieure.
Les nombreux écrits autobiographiques qui voient le jour dans le contexte laïcisé de la deuxième moitié du XVIIIesiècle et dont Philippe Lejeune a dressé un catalogue, forcément incomplet, dans L’autobiographie en France[12] font émerger une tension profonde entre l’injonction de tout dire et les circonstances venant imposer des zones de silence. On pourrait dire schématiquement qu’ils se partagent entre ceux qui, comme Rousseau, promettent un dévoilement total impliquant leur entourage[13], et ceux qui, comme Chateaubriand, assument le choix de la réserve :
Soyez tranquille ; ce ne seront point des confessions pénibles pour mes amis […]. Je n’entretiendrai pas non plus la postérité du détail de mes faiblesses : je ne dirai de moi que ce qui est convenable à ma dignité d’homme, et j’ose le dire, à l’élévation de mon cœur. Il ne faut présenter au monde que ce qui est beau ; ce n’est pas mentir à Dieu que de ne découvrir de sa vie que ce qui peut porter nos pareils à des sentiments nobles et généreux. […] ; j’ai eu mes faiblesses, mes abattements de cœur ; un gémissement sur moi suffira pour faire comprendre au monde ces misères communes, faites pour être laissées derrière le voile[14].
Entre ces deux positions, le nuancier infini des attitudes médianes ou singulières, des autobiographes optant pour des formes diverses de pseudonymie à ceux qui n’hésitent pas à s’ériger en témoins de l’histoire. Rétif de la Bretonne, promet « l’exactitude et la sincérité[15] », pour « anatomiser le cœur humain[16] » et « sonder les profondeurs du moi[17] », mais recourt à la pseudonymie et à des formes de fictionnalisation pour se dire, n’hésitant pas à récuser la vérité face aux accusations d’inceste, niées dans Monsieur Nicolas et clairement admises dans son journal[18] ; d’autres assument le choix d’avoir escamoté des « aventures », de crainte de blesser la délicatesse ou compromettre la réputation de personnes encore en vie : « J’ai omis celles qui auraient déplu aux personnes qui y eurent part, car elles y feraient mauvaise figure. Malgré cela on ne me trouvera parfois que trop indiscret ; et j’en suis fâché[19] », écrit Casanova. D’autres encore font l’éloge de la franchise, assimilée au courage, et n’hésitent pas à concevoir leur récit sur le modèle du témoignage juridique : « celui qui n’ose se rendre bon témoignage à soi-même est presque toujours un lâche qui sait et craint le mal qu’on pourrait dire de sa personne », soutient Mme Roland avant de renchérir : « [a]vec cette franchise pour mon propre compte, je ne me gênerai pas sur celui d’autrui ; père, mère, amis, mari, je les peindrai tous tels qu’ils sont ou que je les ai vus[20] ».
Inavouable, ineffable, désir de protéger ses proches et/ou d’éviter des poursuites judiciaires d’une part, injonction à la sincérité totale, à l’aveu complet d’autre part… de multiples contraintes entravent et à la fois façonnent l’écriture autobiographique.
C’est sur la réponse, explicitée ou cachée, des exigences contradictoires qui pèsent sur l’écriture de soi que portera ce colloque. Nous nous proposons d’étendre l’étude à un corpus de textes à vocation autobiographique, écrits à la première personne, allant chronologiquement des Essais de Montaigne, exploration philosophique d’une intériorité à l’époque des guerres de religion, aux Mémoires d’Outre-Tombe de Chateaubriand, marquant le tournant vers le « siècle de l’intime ».
Deux pistes de réflexions seront privilégiées. La première, au croisement de l’histoire littéraire, de l’histoire culturelle et de l’histoire des idées, interrogera les effets de seuil propres à chaque époque, voire à chaque écrivain. Les études récentes sur l’intime ont montré à quel point cette notion est historiquement et culturellement déterminée[21] : les limites de l’intime, et partant du dicible, varient en fonction des époques, des lieux, des auteurs[22]. Quelles sont dès lors les raisons de la réticence à se dire et quelles, à l’inverse, les injonctions qui pèsent sur l’écriture à la première personne ? Comment l’écriture permet-elle d’explorer cette région de l’être et d’exprimer l’inavouable, ce qui devrait, par pudeur, par bienséance, par respect d’autrui, par crainte de la loi, être tu ?
La deuxième, au cœur même du fonctionnement du récit autobiographique, questionnera la rhétorique de l’inavouable et de l’ineffable : quelles sont les stratégies de contournement de l’interdit, les résistances à l’injonction de dire ; de quelles techniques narratologiques, de quels dispositifs stylistiques les autobiographes font-ils usage pour dire ce qui ne peut ou ne doit pas être dit ?
Les contributions pourront donc porter sur les diverses formes de l’écriture de soi :
- autobiographies ou mémoires publiés ou non, avec tout ce que cette différence implique dans l’écriture et la composition du récit ;
- correspondances : si la lettre au XVIIe siècle est essentiellement un instrument de sociabilité excluant toute confidentialité, elle entre progressivement dans la sphère privée et intime, notamment après que l’inviolabilité et le secret de la correspondance ont été garantis, le 10 août 1775, par Louis XVI et réaffirmés ensuite par l’Assemblée nationale et le Code pénal napoléonien[23] ;
- journal personnel : les recherches menées par Philippe Lejeune sur les origines de l’écriture diariste ont montré à quel point l’expression de l’intimité y est limitée voire censurée, sur le modèle du livre de comptes ou du livre de raison : l’écriture du journal restait un acte social, nullement intime[24]. On s’intéressera aux formes de la réticence ou de la censure comme à celle de l’aveu et de la révélation du secret dans ce genre en formation.
Les propositions de communication, d’environ 500 mots, devront être envoyées, accompagnées d’une brève biobibliographie, à christine.hammann@uha.fr et marilina.gianico@univ-lorraine.fr et avant le 15 mai 2025. La réponse sera transmise avant le 1er juillet 2025.
Comité d’organisation : Marilina Gianico (LIS), Christine Hammann-Décoppet (ILLE / CELLF)
Comité scientifique : Jacques Berchtold, Dominique Brancher, Agnès Cousson, Cyril Francès, Béatrice Guion, Marc Hersant, Jean-Christophe Igalens, Nadine Kuperty-Tsur, Christine Noille, Jean-Marie Roulin, Catriona Seth, Emmanuelle Tabet
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[1] Jean-Jacques Rousseau, Confessions, Gallimard, Folio, p. 31. Nous soulignons.
[2] Cf. à ce propos Michael Paige, Being interior, Autobiography and the Contradictions of Modernity in Seventeenth-Century France, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, 2001.
[3] Véronique Montémont, « Dans la jungle de l’intime : enquête lexicographique et lexicométrique (1606-2008) », A. Coudreuse et F. Simonet-Tenant (dir.), Pour une histoire de l’intime et de ses variations, Itinéraires, 2009-4, p. 15-38 ; Françoise Simonet-Tenant, « À la recherche des prémices d’une culture de l’intime », Itinéraires, 2009-4, p. 39-62. Ces deux chercheuses ont montré que dans les premières éditions du Dictionnaire de l’Académie et de Furetière, « le sème étymologique de l’intériorité, au lieu d’être entendu dans sa verticalité introspective, s’applique à une dimension latérale, à savoir la qualité du lien avec une tierce personne ». Ainsi Furetière, en 1701, souligne exclusivement la dimension relationnelle du substantif « intime » : « Ami particulier, & a qui on descouvre son cœur, & ses affaires plus confidemment qu’a tout autre. » Trévoux y adjoindra la verticalité introspective. « Dans la jungle de l’intime : enquête lexicographique et lexicométrique (1606-2008) », A. Coudreuse et F. Simonet-Tenant (dir.), Pour une histoire de l’intime et de ses variations, op. cit.
[4] Confessions, op. cit., p. 48.
[5] J.-M. Goulemot, « Tensions et contradictions de l’intime dans la pratique des Lumières », Littérales no 17, L’Invention de l’intimité au Siècle des Lumières, Université Paris X-Nanterre, 1995, p. 13-21.
[6] F. Simonet-Tenant, art. cit.
[7] Cf. à ce sujet R. Koselleck, Le règne de la critique, Paris, Minuit, 1979 ; voir aussi Jean-François Laé, « L’intimité : une histoire longue de la propriété de soi », Sociologie et sociétés, « De l’intimité », vol. 35, no 2, automne 2003, p. 137-147.
[8] Frédéric Gros, « Avertissement », in Michel Foucault, Les aveux de la chair. Histoire de la sexualité IV, éd. F. Gros, Gallimard, 2018, p. III.
[9] Michel Foucault, La volonté de savoir. Histoire de la sexualité I, Paris, Gallimard, 1976 ; L’Herméneutique du sujet, éd. F. Gros, Paris, Gallimard/Seuil, 2001. Voir aussi Henri-Paul Fruchaud, Daniele Lorenzini, Dire vrai sur soi-même, Paris, Vrin, 2017 ; Fabienne Brion, Bernard Harcout (éd.), Mal faire, dire vrai. Fonction de l’aveu en justice, Louvain, Presses universitaires de Louvain, 2012.
[10] Philippe Lejeune, L’autobiographie en France, Paris, Armand Colin (1971), 2004, p. 55.
[11] La vie de la Sainte Mère Thérèse de Jésus, éditée et traduite par Jena Canavaggio, Œuvres de Thérèse d’Avila et de Jean de la Croix, Paris, Gallimard Pléiade, 2012, p. 5.
[12] Philippe Lejeune, L’autobiographie en France, Paris, Armand Colin, 2004 (1ère éd. 1971), p. 80 sqq.
[13] Cette implication a pu déclencher des réactions qui pourront également être envisagées. Que l’on songe à l’Histoire de Mme de Montbrillant, de Mme d’Epinay, qu’on a pu lire comme des contre-Confessions répondant à celle de Rousseau (Louise d’Épinay, Les Contre-confessions. Histoire de Madame de Montbrillant, notes de Georges Roth revues par É. Badinter, Paris, Mercure de France, 2000). La réponse des proches s’estimant calomniés peut prendre d’ailleurs d’autres formes que la contre-offensive littéraire : c’est ce que montrent les dernières études sur les procès intentés aux auteurs d’écrits autobiographiques ou autofictionnels, par exemple Jean-Louis Jeannelle, « Le procès de l’autofiction », Études, 2013, 9, n. 419, p. 221-230 ; voir aussi Gisèle Sapiro, La Responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France (XIXe-XXe siècles), Paris, Seuil, 2011 ; Anna Arzoumanov, La Création littéraire et artistique en procès (1999-2019), Paris, Classiques Garnier, 2022.
[14] Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, éd. Berchet, Paris, Librairie Générale française, 2003-2004, p. 712-713.
[15] Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, éd. Pierre Testud, Gallimard, Pléiade, 1989, vol. I, p. 3.
[16] Ibid.
[17] Ibid.
[18] Voir à ce propos la note de Pierre Testud dans Monsieur Nicolas, op. cit., vol. II, p. 1289 et, de façon plus complète, Rétif de La Bretonne et la création littéraire, Genève/Paris, Droz, 1977, p. 632-655.
[19] Giacomo Casanova, Histoire de ma vie, éd. Jean-Christophe Igalens, Erik Leborgne, Paris, Laffont, 2003, t. I, p. 17.
[20] Manon Phlipon (Mme Roland), Mémoires de Madame Roland, éd. Paul de Roux, Paris, Mercure de France, 1986, p. 305.
[21] Voir, entre autres : Melançon B. (dir.), L’Invention de l’intimité au siècle des Lumières, Littérales, n. 17, 1995 ; Coudreuse A. et F. Simonet-Tenant (dir.), op. cit. ; Kompanietz P., J.-M. Roulin (dir.), Les révolutions de l’intime, Orages, décembre 2019.
[22] Véronique Montémont, art. cité.
[23] Voir à ce sujet Françoise Simonet-Tenant, art. cité.
[24] Philippe Lejeune, Aux origines du journal personnel. France, 1750-1815, Paris, Honoré Champion, 2016.